Envie d'en savoir plus sur l'abbatiale

et le village de Solignac ?

Renaissance de Solignac-Le Vigen vous propose :

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Visite de l'abbatiale de Solignac : 

- la nef

- le transept nord et l'orgue

- le choeur, l'abside et ses vitraux

-le transept sud

- la peinture murale de saint Christophe

- l'extérieur

Le bourg de Solignac : un parcours balisé en suivant plaques de céramique et photos anciennes

Le pont Rompu : (à 2 km)

 

  et tout le reste de son site internet

 
L'abbatiale de Solignac

   L'abbaye de Solignac a été fondée en 638 par saint Éloi.
   Son abbatiale du XIIe siècle, entièrement en granit, fait partie de la famille des églises romanes à file de coupoles, la seule dans son architecture d'origine. L'intérieur se caractérise par la sobriété de l'ornementation, la solidité, l'harmonie et l'équilibre de l'édifice.
   Elle est devenue église paroissiale à la Révolution lorsque l'ancienne église Saint-Michel a été détruite.  

   

Le porche fut construit sur les restes d'une abbatiale carolingienne antérieure. Son axe n'est pas aligné sur celui de la nef. C'est la partie la plus récente (début XIIIe siècle) comme en témoigne la croisée d'ogives, du début du gothique. Il est surmonté d'un clocher-mur qui remplaça en 1810 l'ancien clocher roman, deux fois plus haut, qui s'effondra en 1783.

On "plonge" littéralement dans la nef par un large escalier de douze marches.


La nef 
   
   En forme de croix latine orientée est-ouest, l'église se compose d'une nef unique avec deux travées voûtées de coupoles reposant sur des pilastres carrés. La croisée du transept est voûtée d'une coupole identique. Le transept sud est raccourci à cause des bâtiments conventuels déja existants au moment de la construction.

Quelques chiffres :
longueur intérieure totale : 70m
longueur du transept : 37,4m     
largeur de la nef : 14,6m
hauteur des coupoles de la nef: 18,4m
hauteur de la coupole de la croisée : 19,1m


 
   Particularité de la nef, sans doute unique au monde : les sculptures des modillons et des chapiteaux sont strictement identiques face à face, de l'entrée jusqu'au fond de l'abside. Chaque fenêtre possède deux chapiteaux identiques. La signification symbolique de chaque sculpture nous échappe en grande partie, tant à l'intérieur de l'édifice qu'à l'extérieur.

  
   Les stalles datent du XVe siècle. À l'origine, elles occupaient une grande partie de la nef puis furent placées dans le choeur vers 1630 et enfin mises à leur emplacement actuel après leur restauration en 1983.
  Les cinquante-six miséricordes étaient toutes différentes à l'origine. Les doublons marqués MH sont des copies de remplacement réalisées en 1983 par les Monuments Historiques. 
        

Le transept nord
 

 
   Dans la chapelle du transept nord, au dessus de l'autel se trouve une statue de saint Michel terrassant le dragon, en bois polychrome du XVIIe siècle.

  
   L'orgue date sans doute du début du XVIIe siècle et fut reconstruit en 1825, à partir d'éléments plus anciens. Il provient de la région de Liège en Belgique et a été transféré à Solignac par la congrégation des Oblats en 1945.
   
 
  La dernière restauration date de 2010. C'est un orgue de 8 pieds, de 9 jeux, d'un seul clavier de 54 touches et d'une pédale de 18 notes. La transmission est mécanique pour les notes et les jeux. Il est accordé au tempérament inégal et environ un demi-ton en dessous de l'actuel La 440, comme à l'origine. C'était probablement un orgue de choeur de quatre pieds seulement, d'inspiration française comme en témoigne la nomenclature des jeux, mais avec la majeure partie de la tuyauterie de facture flamande du XVIIe ou du XVIIIe siècle.
 
          

L'abside et le choeur

    Le choeur sans déambulatoire est terminé par une abside à trois absidioles voûtées en cul-de-four. Les six chapiteaux sont en calcaire.



    À l'entrée de l'absidiole axiale se trouve un autel double face donné à l'abbaye en 1653. Il fut le maître-autel de l’abbatiale jusqu’au début des années 1950 et se situait à l’emplacement de l’autel actuel. Il est orné de deux anges, l'un en adoration l'autre suppliant.



 Les deux peintures murales au fond de l'abside datent de la fin du XVIe siècle. Elles représentent la tentation du Christ après son jeûne de 40 jours et l'agonie au jardin de Gethsémani. 
     

   
  Les deux absidioles latérales sont fermées par des grilles. Celle du nord renferme des reliquaires et quelques pièces du trésor de l'abbaye. Sur un tableau datant de 1663, dû au maître-peintre Psalmet Beulaigue, de Limoges, Saint Éloi présente la maquette de l'abbatiale à saint Martial (malgré les trois siècles qui les séparent).
On peut y remarquer le clocher tel qu'il était avant son effondrement.


         

  
  L'espace liturgique du XXIe siècle a été conçu en référence au talent d'orfèvre de saint Éloi. L'autel, consacré en 2010, l'ambon et le chandelier de gloire sont en bronze et fonte émaillée, réalisation de Laurence et Anne Bernot. La croix est due à Dominique Folliot, dinandier, l'émail à Michèle et Dominique Gilbert, émailleurs. Le parquet en chêne est un chantier-école des Compagnons du Tour de France.

    
Les vitraux du choeur

     
Toutes les fenêtres du choeur étaient ornées de vitraux du XVe siècle. Les fragments épargnés par la tornade de 1879 ont été regroupés lors de la restauration de 1980 dans les trois fenêtres de l'abside.

Côté gauche

Sans doute saint Martial,
premier évêque de Limoges


Sainte Valérie apportant sa tête à saint Martial après sa décapitation

Austriclinien et Alpinien les deux compagnons de Martial

Au centre



Sans doute saint Éloi, le fondateur de l'abbaye


La Sainte-Trinité


Une Pietà dont le fragment a été remonté à l'envers

   
Côté droit

Sainte Catherine


Deux anges portent l'écu fleurdelysé qui rappelle l'origine royale de l'abbaye


L'abbé Bony de La Vergne, agenouillé, présente son blason.
Il avait commandé les vitraux, les stalles et la peinture murale au XVe siècle.  

Les vitraux "modernes"
  Les autres vitraux du choeur ont été réalisés en 1990 par le maître-verrier Michel Guével dont l'objectif a été de respecter le mieux possible l'architecture par un jeu de couleurs en harmonie avec les pierres de l'édifice.

Le transept sud

   
   La peinture murale de saint Christophe, du XVe siècle, découverte en 1950 a été restaurée après avoir été décollée du mur et placée sur un support inerte, évitant ainsi les effets néfastes des remontées d'humidité dans son pilier support. 


 
   Dans l'angle à droite de la chapelle, on remarque une statue de la Vierge portant l'enfant Jésus, du XVIIe, en bois polychrome. Elle a été placée là en 2017 sur un socle taillé dans un cèdre couché par la tempête de 1999. Elle se trouvait auparavant à contre-jour au dessus de l'autel.
   Une partie de l'ancien jubé a été réutilisée pour fermer la sacristie et réaliser la balustrade de la tribune située au-dessus de la chapelle. 

La peinture murale de saint Christophe

(documentation : bulletin de la société archéologique et historique du Limousin)

   Jusqu'en 1950, de grands panneaux en bois imitant le marbre et soutenant des autels recouvraient les murs de l'abbatiale. On décida alors de les enlever pour mettre à nu le bel appareillage de la pierre.
   L'enduit à la chaux recouvrant le pilier droit laissait apparaître des traces de couleurs. Une fois enlevé, il apparut une peinture murale de 5m de haut sur 3,20 dont le bas était détruit. L'humidité risquait de continuer à l'abîmer. En 2002 elle fut déposée, restaurée puis placée sur un support inerte dissocié du mur.




   Cette peinture reprend librement la "légende dorée" du dominicain Jacques de Voragine (XIIIe siècle) à laquelle elle ajoute ce qui semble être le rappel d'un incident et peut-être d'un voeu ainsi que des armoiries de donateurs.
   Selon cette légende, Saint Christophe, de son véritable nom Reprobus (le réprouvé) était originaire du pays de Chanaan où vivaient des géants (entre autres, Goliath). Il mesurait, dit-on, 12 coudées soit 4 m.
  Résolu à ne servir que le maître le plus puissant, il alla tout d'abord chez un prince.
   Le château en haut à droite pourrait relater cet épisode.

   Mais ce prince avait peur du diable et Reprobus le quitta pour se mettre au service du diable, plus puissant. Au détour d'un chemin, tous deux rencontrèrent une croix et la voyant, le diable prit la fuite.
   
On aperçoit sous le château un dragon (le diable) qui s'écarte d'un calvaire et que Reprobus, en costume du Moyen-Âge (du règne de Charles VII plus précisément) s'apprête à quitter pour chercher ce Christ capable de faire fuir le diable.


   Au-dessus, une licorne, symbole de pureté, pourrait représenter le Christ.


   Tout à sa recherche, Reprobus rencontra un ermite du nom de Babylas auquel un corbeau apportait quotidiennement du pain.
Mais Reprobus avait servi le diable et Babylas lui imposa une pénitence : faire traverser le fleuve aux pélerins en les transportant sur ses larges épaules puisqu'il n'y avait pas de pont.
 
   On voit à gauche un ermite sortir d'une toute petite chapelle surmontée d'une cloche et un oiseau noir.



   Un jour qu'il transportait un enfant, il faillit se noyer car cet enfant était très lourd : c'était Jésus portant tout le poids du monde. Reprobus devint alors Christophoros "celui qui porte le Christ".
   La peinture représente Christophe, manteau vert doublé de rouge sur lequel apparaissent deux personnages, un laïc et un religieux. Ses pieds disparaissent dans le fleuve et il s'arque-boute avec difficulté sur un grand bâton mal équarri. Il porte sur ses épaules le Christ, la tête auréolée d'un nimbe, la main droite dressée en signe de bénédiction, le pied gauche dans la main de son porteur.
   Après cette aventure, Christophe alla prêcher le christianisme. Il planta en terre son bâton qui se couvrit de palmes et de dattes suscitant la conversion de nombreux spectateurs. Mais le préfet Dagnus le fit jeter en prison.
   En haut à gauche, on aperçoit un palais de style oriental. Au milieu, s'ouvre une fenêtre munie de barreaux à travers lesquels apparaît un prisonnier.


   N'ayant pas renié sa foi, Christophe fut condamné à mort : 400 archers étaient chargés de le transpercer. Aucune flèche ne l'atteignit mais l'une d'elle, s'étant retournée, alla crever un oeil du préfet.
   On voit un archer face à un homme nu attaché à un poteau. Derrière lui, un personnage barbu coiffé d'une sorte de tiare assiste à la scène. Une flèche vient de se ficher dans son oeil.
   
Alors, Christophe présenta lui-même sa tête au bourreau afin que son sang délayé avec de la boue rende la vue à la victime. Devant ce miracle, ce dernier se convertit et avec lui sa famille et de nombreux assistants.

   En bas de la peinture, on aperçoit un navire, d'un modèle usité aux XIVe et XVe siècles, sans rapport avec la légende. Une vigie guette l'horizon depuis la hune, un passager semble tendre quelque chose à un monstre marin et un autre passager parait bien mal en point. De grands monstres marins infestent l'eau. Au mât est accroché un écu armorié semblable au blason de la famille Bony de La Vergne Toute cette scène illustre vraisemblablement un épisode tragique au cours duquel des navigateurs de cette famille se sont mis sous la protection de saint Christophe.
   En bas à gauche, on voit un chevalier revêtu de son armure, épée au côté et mains jointes ayant devant lui un grand casque surmonté d'une plume d'un modèle employé au XVe siècle.
    Au-dessus de cet orant, un écu porte les armes de l'abbé Martial Bony de La Vergne qui est vraisemblablement l'un des donateurs de la peinture et sans doute celles d'un deuxième donateur qui n'a pas été identifié.

L'extérieur

   Au dessus du portail de la chapelle Saint-Michel du transept sud a été incrusté un bas-relief en calcaire de provenance incertaine.

Une frise de billettes au-dessus de la fenêtre de l'absidiole axiale indique que Solignac appartient au chemin de St. Jacques de Compostelle.

 

Sous l'abside axiale s'ouvre un passage vers une sorte de crypte qui avait été aménagée pour recevoir les reliques de saint Théau, moine de l'abbaye mort en 700 qui vécut en ermite à l'emplacement actuel de l'église du Vigen. À gauche se trouvait le cimetière des moines.


"L'histoire au fil des rues "

un parcours balisé de plaques de céramique et de photos anciennes

Les plaques de céramique (en couleurs) sont de Jacques Abadie.
Les photos anciennes appartiennent à l'association Renaissance de Solignac- Le Vigen.

Départ sur la place, devant l'office de tourisme



1. Un bourg ancien à découvrir !



2. La place un jour de foire vers 1900

 Le bâti n'a pas beaucoup changé. On reconnaît la pharmacie. Le petit bâtiment que l'on remarque au milieu de la place était la bascule municipale.

3. Rue François Perrin

 Architecture limousine classique : en bas, une maçonnerie de moellons ; au premier, des colombages de bois garnis de torchis et au dessus, des séchoirs. Les fenêtres des greniers comportaient des poulies pour monter le blé ou le foin. Les toits sont en majorité couverts de tuiles canal. On note cependant dans le bourg quelques maisons couvertes en tuiles plates, comme l'abbaye ou l'église. Le bourg a gardé une allure médiévale malgré quelques ouvertures agrandies ou des aménagements dus au modernisme. On retrouve dans l'ensemble l'alignement des maisons comme autrefois.

Retour sur la place

 

4. Vue du champ de foire

À l'emplacement de la poste actuelle se trouvait l'hôtel Beau Séjour.

5. Le bar et l'épicerie Céphale dans les années 50

 

6 : Plan du monastère au XVIIIe siècle

L'abbaye de Solignac, fondée par saint Eloi sous le vocable de Saint Pierre et Saint Paul, a connu une occupation de moines bénédictins en continu de 638 jusqu'à la Révolution française de 1789.
Ce plan date de l'époque où les moines de saint Maur sont venus réaménager les lieux. C'est le plan typique de toutes les abbayes bénédictines d'Europe. Les bâtiments du monastère actuel ont été construits en 1720 et terminés en 1747. Comme pour la majorité des monastères, l'abbaye de Solignac a connu des périodes de trouble et de richesse. Pour les habitants du village, cela a même été une réserve de pierres bien pratique et des pierres sculptées ont été réemployées dans les façades.

Elle comptait encore quatorze moines à la Révolution puis devint pensionnat de jeunes filles sous l'Empire. Elle abrita une fabrique de porcelaine de 1824 à 1934. Les normaliens d'Obernai (Bas-Rhin) y trouvèrent refuge de 1939 à 1945. Les Oblats de Marie y ouvrirent un séminaire en 1946. Elle a ensuite été occupée par la communauté du Verbe de Vie en 1994. Le diocèse de Limoges s'en est porté acquéreur en 2011.



7. Avenue Saint Éloi

On reconnaît à gauche l'hôtel le Saint-Éloi.

8. Rue de la mairie avant la guerre de 1914

À droite, l'hôtel Saint-Éloi et à gauche l'entrée de la rue de la Peyrade.

 

9. Procession de la Fête-Dieu en 1908

 

10. La rue de la Peyrade

 La Peyrade, c'est à dire la rue pavée de pierres, était un premier rempart défensif situé au-delà des maisons.
La mairie actuelle était la halle où avait lieu le marché.

11. De 1824 à 1934 il y eut 2 fabriques de porcelaine

Pendant 110 ans, de 1824 à 1934, l'abbaye a servi de fabrique de porcelaine. Elle fournissait du travail à près de 400 ouvriers, car tout se faisait à la main et sur place, de l'extraction de la pierre jusqu'au décor. Il y avait sur les communes de Solignac et du Vigen plusieurs carrières et des moulins à pâte. La marque de fabrique de l'abbaye de Solignac était une petite étoile verte ; on trouve aussi la marque "Old abbey".
   On aperçoit à gauche l'aile ouest de l'abbaye, qui fut construite en 1950 par les Oblats pour en faire le séminaire des missions. Sur le mur de la salle des Fêtes on voit la stèle de Joseph Mazabraud, poète occitan auteur de la chanson Lo Brianço c'est à dire "la Briance".

12. Vue de la " Petite Suisse limousine"



On ne connaît pas l'origine de cette appellation mais de tout temps les grand-mères du village qui attendaient leurs petits-enfants à la sortie de l'école donnaient rendez-vous à la petite Suisse limousine... peut-être la colline d'en face leur faisait-elle penser à la montagne.
   En bas de la rue, encastrées dans un mur on peut voir des meules. Nous sommes ici à environ 7 km de l'endroit où la Briance se jette dans la Vienne.


   Au XIXe siècle, il y avait, le long de ces 7 km, 9 moulins en activité : 2 pour la farine, 1 pour le tannage des peaux de lapin et la fabrication du tan, 1 pour faire du papier avec de la paille et 5 pour la pâte à porcelaine.

13. Maison de la fanfare

Elle servit de lieu de répétition à la fanfare "Les Enfants de Solignac" qui fut fondée en 1881.    

14. Pont du XIIe siècle, vue d'ensemble sur le bourg dominé par l'abbaye


  Ce pont roman a été construit par les moines à la même époque que l'abbatiale. sans doute pour faciliter la venue au monastère des pèlerins de saint Jacques. Jusqu'au XIIe siècle, pour venir à Solignac, on passait par le pont Rompu, passage de la voie romaine de Bourges à Bordeaux. On longeait la rivière et à Solignac, on passait à gué.
   La Briance porte ce nom parce que ses sables charrient des parcelles d'or. Elle est très réputée pour ses truites. Longue de 58 km, elle se jette dans la Vienne.
    Le moulin est celui de l'abbaye, le plus ancien. Au XIXe siècle, il a servi pour la pâte à porcelaine puis, dans les années 50, on y a installé des turbines pour fournir le courant au monastère.



15. Place de la Briance au début du XXe siècle   


À l'angle de la maison que l'on voit sur la photo on peut remarquer une pierre sculptée posée sur le trottoir. Il s'agit d'une clé de voûte de l'ancienne église Saint-Michel démolie à la Révolution. En remontant la rue, on peut voir d'autres pierres de réemploi.

16. Porte Saint Jean


 

Ancienne porte de la ville par où les pélerins de Saint Jacques arrivaient au monastère. C'est l'entrée du monastère remaniée au XVIIIe siècle avec des pierres de récupération. Seuls les deux chasse-roues sont du Moyen-Âge.
Les coquilles saint Jacques sont ornementales. Les coquilles du pèlerinage sont toujours tournées à l'envers.


   Remonter la rue des Remparts : incrustés dans le mur se trouvent des éléments de la fabrique de porcelaine (brique réfractaire, éclats de porcelaine, gazettes)

 

17. Porte Saint Michel

Aujourd'hui disparue. C'était là que se trouvait l'église paroissiale avant la Révolution. Au-delà c'était l'enceinte du monastère. On remarque sur l'aquarelle le clocheton qui surmontait autrefois le transept de l'abbatiale.

18.L'observatoire astronomique

  

La grande maison qui fait l'angle servait d'observatoire astronomique aux moines. Jusque dans les années 60, le plafond du grenier montrait le ciel peint, côté Nord le ciel d'hiver et côté Sud le ciel d'été.

19. L'abbaye à l'époque de la fabrique de porcelaine

   On remarque la cheminée du four. L'actuelle rue de l'abbaye était une impasse qui desservait la fabrique.

20. Abside de l'abbatiale


   À l'emplacement du jardin se trouvait le cimetière des moines avec
une chapelle dédiée à Notre-Dame où l'on venait prier lors des enterrements d'enfants de moins de 4 ans. Beaucoup d'entre eux étaient inhumés dans ce cimetière, ainsi leurs mères les savaient conduits plus sûrement au paradis. Cette coutume se retrouve dans de nombreuses abbayes en Limousin.

21. Procession avenue Saint Éloi en 1955

 

 


Le pont Rompu

   Situé à 2 km en aval de Solignac, un pont romain en bois permettait à la voie romaine de Limoges à Périgueux de traverser la Briance.

   Celui qui le remplaça entre les XIIIe et XVe siècles comprend quatre arches, dont deux en arc brisé côté rive droite, et deux en arc plein cintre côté rive gauche. Côté amont se trouvent trois avant-becs triangulaires, dont deux avec refuge pour piétons. Côté aval s'élèvent trois contreforts rectangulaires jusqu'au pied du parapet. Le tablier est en léger dos d'âne.

   Il doit vraisemblablement son nom de "Pont Rompu" à une rupture provoquée par une forte inondation. Une autre en 1993 le détruisit en partie.   

   Le Pont Rompu est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 21 juin 1990.  

   
   
   Au milieu du pont se trouve une croix récente en granit, semblable à celle, disparue, dont font mention des documents anciens. Elle a été remplacée à l'initiative de l'association Renaissance de Solignac - Le Vigen en 1998.



la crue de 1993

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